Découvrez les lauréats des bourses TReX pour étudiants de troisième cycle décernées par MEOPAR et RQM !

En octobre dernier, MEOPAR et le Réseau Québec Maritime se sont associés pour lancer le premier appel à projets du Prix TReX destinés aux étudiants de troisième cycle—une opportunité passionnante pour les étudiants de troisième cycle de contribuer à la RQM-MEOPAR Expérience de libération de traceurs (TReX) dans le golfe du Saint-Laurent. Ce financement est octroyé chaque semestre et permet de verser des bourses à des étudiants menant des activités de recherche dans le cadre du projet TReX. Aujourd’hui, nous vous présentons non seulement les candidats retenus qui mettent leur expertise au service de TReX — dont vous trouverez toutes les informations ci-dessous —, mais nous lançons également notre prochain appel à candidatures pour les bourses TReX destinées aux étudiants de troisième cycle. Les candidatures pour le semestre d’automne 2021 sont ouvertes dès maintenant jusqu'au 12 mai 2021. Pour plus de détails sur cette opportunité, Cliquez ici.

POSTULEZ DÈS MAINTENANT

Allison Chua 

Je suis doctorant sous la direction du Dr Douglas Wallace au sein du département d’océanographie de l’université de Dalhousie. Je suis titulaire d’un BEng et d’un MASc en génie mécanique, et avant de commencer mon doctorat, j’ai travaillé comme ingénieur de production chez Irving Shipbuilding. Mes recherches portent sur le développement et l’essai de nouvelles plateformes de véhicules sous-marins et de systèmes de capteurs pouvant être déployés rapidement afin de caractériser l’évolution spatiale et temporelle de phénomènes océaniques imprévisibles, tels qu’un déversement de pétrole en mer et les opérations d’intervention qui s’ensuivent. Les véhicules sous-marins autonomes (AUV) et les véhicules télécommandés (ROV) sur lesquels je travaille reposent sur de petites plateformes open source et disponibles dans le commerce, qui permettent l’intégration modulaire de diverses charges utiles. Cela en fait des instruments très polyvalents pouvant être utilisés à des fins diverses et permettant de relever le défi que représente la capture d’événements océaniques qui évoluent en trois dimensions et dans le temps. Dans le cadre du projet TReX, j’espère utiliser ces véhicules pour observer le comportement de dispersion d’un colorant libéré en surface, tant sur le plan spatial que temporel, afin d’approfondir notre compréhension de la dynamique d’un estuaire côtier tel que le golfe du Saint-Laurent. Ces connaissances nous aideront également à mieux comprendre les rejets de contaminants en surface, tels que les marées noires, et amélioreront ainsi notre capacité à y faire face. Pour plus d’informations sur la manière dont nous développons des véhicules sous-marins destinés à la recherche scientifique, veuillez consulter mon site web à l’adresse www.adozenautomobilesandkites.com.

Sam Stevens

En tant que doctorante en océanographie physique à l'Université de Colombie-Britannique, mes recherches portent sur la circulation de l'eau dans les zones profondes des côtes canadiennes et sur le déplacement des polluants à travers ces systèmes. Pour ce faire, j’analyse les données issues de divers programmes d’observation et de modèles régionaux, et je conçois des instruments simples destinés à mesurer les paramètres océaniques. Dans le cadre du programme TReX, je conçois actuellement une bouée sous-marine destinée à mesurer les courants dans les eaux profondes du golfe du Saint-Laurent. Cette bouée simple sera composée d’un GPS et d’un poids soigneusement calculé qui, une fois déployée, dérivera sous la surface de l’océan pendant un certain temps avant de se débarrasser de son poids et de refaire surface. Une fois remonté à la surface, le flotteur transmettra un signal GPS, fournissant ainsi une mesure point à point des courants sous-marins du Saint-Laurent. Notre objectif est de déployer ces flotteurs en parallèle de l’expérience proposée de rejet de colorant, ce qui nous aidera à comprendre les voies de transport dominantes et la dispersion des contaminants dans les eaux profondes de la région.

Joshua Johannes Creelman

Je suis actuellement inscrit au programme de master en sciences appliquées, spécialité génie électrique et informatique, à l’université de Dalhousie. Après avoir obtenu ma licence en génie électrique et informatique, je me suis consacré aux capteurs de nutriments de type « laboratoire sur puce », aux échantillonneurs d’ADN environnemental et aux fluorimètres compacts ; j’ai à mon actif une publication acceptée et une autre en cours de préparation. Ma thèse porte sur la détection des proliférations d’algues nuisibles à l’aide de la fluorimétrie. L'objectif du projet TReX est de développer un fluorimètre à faible coût destiné à des expériences en eaux de surface et en eaux profondes, permettant de mesurer la rhodamine B avec une limite de détection d'au moins 1 nM. Le capteur comprend deux composants principaux : un ensemble optique conçu pour une collecte efficace de la lumière, et un micrologiciel de traitement du signal sous la forme d'un amplificateur à verrouillage, garantissant des mesures fiables et précises. L'ensemble optique se compose d'une source lumineuse à LED, de lentilles de collimation pour focaliser le faisceau d'excitation, d'un filtre de source (filtre d'excitation), de lentilles de collimation pour collecter la fluorescence, d'un filtre de fluorescence (filtre d'émission) et d'un détecteur de lumière. Cette configuration optique n’est pas une configuration orthogonale traditionnelle, dans laquelle la source lumineuse serait perpendiculaire au détecteur, mais plutôt une configuration à 65°, de sorte que tous les éléments optiques puissent être placés d’un seul côté d’une interface plane entre le capteur et l’environnement. Des simulations de traçage de rayons ont été réalisées, un prototype imprimé en 3D a été fabriqué et les premiers tests de vérification ont été menés à bien, démontrant la limite de détection requise de 1 nM.  Le développement du micrologiciel et l’enregistrement des données seront achevés dans les mois à venir en vue du déploiement d’un capteur submersible complet en juin.

Manal Nouri

Je suis originaire d’Algérie, le pays où j’ai grandi et où j’ai découvert ma passion pour les sciences marines. À la fin de mes études, je suis parti en France pour approfondir cette passion, mais cela ne m’a pas suffi : ma soif de connaissances dans le domaine des sciences marines m’a poussé à tenter une nouvelle expérience. J’ai donc émigré au Canada dans le cadre de la bourse d’excellence en océanographie de l’ISMER, à Rimouski.

Mon parcours universitaire s’est toujours orienté vers les géosciences et l’aménagement du littoral, puisque j’ai suivi un cursus d’ingénierie en aménagement du littoral en Algérie, complété par un master en génie côtier et géosciences en France. Cette formation m’a permis d’acquérir des compétences dans le domaine du littoral, du suivi de l’évolution du littoral et de la modélisation numérique. Je compte les renforcer en intégrant ce programme de doctorat en océanographie physique, où je travaillerai sur « la dispersion en surface de l’estuaire maritime du Saint-Laurent » sous la direction de Cédric Chavannes et Dany Dumont, et en co-direction avec Rich Pawlowicz, dans le cadre du programme de bourses d’études supérieures TREX dont je bénéficie également.

Cette opportunité m'a permis de m'entourer d'une équipe de recherche qualifiée. C'est avec beaucoup de motivation et d'enthousiasme que je rejoins la famille de l'UQAR.

Donovan Allum

Je suis doctorant au département de mathématiques appliquées de l’université de Waterloo, où j’étudie la mécanique des fluides, en particulier les simulations numériques directes de lacs froids soumis au rayonnement solaire. J’ai obtenu en 2019 un master en science des matériaux à l’université Trent de Peterborough, en Ontario, où j’ai étudié la physique théorique des supraconducteurs à haute température. Je suis également titulaire d’une licence (avec mention) en physique mathématique, obtenue en 2016 à l’université Trent. Le projet sur lequel je vais travailler au cours des deux prochains semestres porte sur l’évaluation des techniques lagrangiennes (c’est-à-dire les mathématiques décrivant le mouvement des balises océaniques) afin de mieux comprendre comment améliorer la prévision de la dérive dans les modèles de prévision océanique. Ces techniques lagrangiennes consistent (a) à calculer des exposants de Lyapunov à échelle finie pour étudier la dispersion à différentes échelles de longueur et (b) à calculer des exposants de Lyapunov à temps fini pour identifier des structures cohérentes lagrangiennes. L’amélioration des modèles de dérive et de dispersion présente plusieurs applications concrètes, notamment le soutien aux opérations de recherche et de sauvetage, la planification des interventions en cas de marée noire et le suivi de la pollution marine et des contaminants.

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