Webinaire : Source ou puits ? Étude de modélisation numérique des flux de carbone inorganique sur le plateau néo-écossais

La communauté de pratique sur l'acidification des océans revient avec un nouveau webinaire : « Source ou puits ? Une étude de modélisation numérique des flux de carbone inorganique sur le plateau néo-écossais »  présentée parKrysten Rutherford, doctorante à l'université de Dalhousie. Rejoignez-nous le mercredi 14 avril à 14 h (heure de l'Atlantique) / 10 h (heure du Pacifique) !

On estime que les plateaux continentaux sont touchés de manière disproportionnée par le changement climatique et qu’ils contribuent largement aux flux mondiaux de CO₂ entre l’air et la mer. De plus, il est souvent rapporté que les plateaux situés aux basses latitudes agissent comme des sources nettes de CO₂ vers l’atmosphère, tandis que ceux situés aux latitudes moyennes et élevées agissent comme des puits nets de CO₂. Nous nous intéressons ici au plateau de la Nouvelle-Écosse, un plateau de latitude moyenne situé au nord-ouest de l’Atlantique Nord. La question de savoir si ce plateau agit comme une source ou un puits de CO₂ fait l’objet d’une controverse dans la littérature. Nous utilisons ici un modèle régional à haute résolution pour étudier la variabilité du pCO₂ à l’échelle du plateau et mieux comprendre les processus qui sous-tendent les flux régionaux de CO₂ entre l’air et la mer. Sur le plan saisonnier, le pCO₂ de surface sur le plateau scotien est étroitement lié à la forte diminution du carbone inorganique dissous (CID) observée lors de la floraison printanière, ainsi qu’aux effets de la température associés au réchauffement, qui passe de 0 °C en hiver à près de 20 °C en été. Sur le plan spatial, le pCO₂ sur le plateau néo-écossais est relativement uniforme, à l’exception des épisodes de remontée d’eau côtière en été qui font baisser le pCO₂ dans les eaux de surface à proximité du littoral. Le modèle est en accord avec les observations régionales et reproduit les variations saisonnières du pCO₂. Sur le plateau néo-écossais, le modèle simule un dégazage annuel net de CO₂ provenant de l’océan, ce qui contraste avec la tendance mondiale. Des traceurs passifs à base de colorant sont utilisés pour diagnostiquer qualitativement les voies de transport dominantes dans le modèle et leur effet sur la dynamique du CO₂. Cette analyse suggère que le plateau néo-écossais est fortement influencé par des eaux froides riches en DIC provenant de l’Arctique, qui se réchauffent au cours de leur déplacement, devenant ainsi sursaturées en CO₂ et alimentant le dégazage de l’océan.

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