
Cette semaine, MEOPAR lance la deuxième saison de croisières du projet de développement et de démonstration initial de l’Infrastructure modulaire de recherche océanographique (MORI), qui transforme des navires non spécialisés en navires de recherche océanographique sophistiqués. Grâce au projet MORI, cette année, deux expéditions scientifiques bénéficieront du temps de navigation dont elles ont besoin, à un moment où l’accès à ces ressources se raréfie.
« Ce qui est passionnant, c’est qu’il y a 12 mois, MORI n’était qu’une vision. Ce n’était qu’une idée de ce qui pourrait être. L’année dernière, nous avons commencé à concrétiser cette vision avec notre première saison de croisières, et nous en avons tiré de nombreux enseignements. Aujourd’hui, nous mettons à profit ces enseignements lors de cette deuxième saison, en progressant encore sur la voie qui mène à la concrétisation de cette vision initiale », a déclaré Dan Gibson, chef de projet pour MORI.
Une solution unique pour la recherche océanographique
MORI Il s'agit d'une approche alternative pour la recherche océanographique à bord de navires, reposant sur un système modulaire de laboratoires et d'infrastructures de recherche interopérables, installés dans des conteneurs. Ceux-ci permettent de transformer divers navires non spécialisés en navires de recherche temporaires.
Ce modèle offre potentiellement davantage de souplesse, est plus économique, plus évolutif et peut être mis en œuvre plus rapidement que la construction ou l'acquisition d'une nouvelle flotte de navires de recherche spécialisés. L'infrastructure sera également prête à être utilisée sur les nouveaux navires à faibles émissions de carbone qui verront le jour dans un avenir proche.
Le projet MORI recèle un potentiel considérable pour transformer la manière dont la recherche océanographique est menée au Canada. Il ouvre également de nouvelles perspectives pour l'industrie maritime canadienne.
Pour en savoir plus sur la première saison de croisières de MORI, cliquez ici.
Les chercheurs canadiens ont de plus en plus de mal à obtenir du temps de navigation à bord des navires de recherche. Au début de cette année, le
Navire « Hudson » de la Garde côtière canadienne a été mis hors service, mettant ainsi fin à plusieurs décennies de campagnes scientifiques qui ont permis de former trois générations d'océanographes canadiens.
Croisières de la deuxième saison
Mobilisation pour faire évoluer le secteur maritime
Condor de l'Atlantique La transformation du navire d'Atlantic Towing Ltd. en navire de recherche temporaire débutera le vendredi 22 juin 2022, le départ du navire étant prévu la semaine suivante.
Cette première campagne s'inscrit dans le cadre du projet « Interactions entre le brouillard et la turbulence dans l'atmosphère marine » (
FATIMA) et mettra le cap sur les eaux situées à l’est de l’île de Sable, puis remontera jusqu’à Terre-Neuve. Ce projet rassemble des scientifiques de plusieurs universités américaines, financés par l’Office of Naval Research des États-Unis, ainsi que des chercheurs canadiens d’Environnement et Changement climatique Canada et de l’université Dalhousie. Les chercheurs principaux sont Harindra Joseph (Joe) Fernando (Université de Notre Dame), Clive Dorman (Université de Californie à San Diego), Eric Pardyjak (Université de l’Utah), Lian Shen (Université du Minnesota) et Qing Wang (Naval Postgraduate School). Chercheur soutenu par le programme MEOPAR
Rachel Chang de l'université Dalhousie participe également à cette étude.
La deuxième campagne sera menée par des scientifiques de l'université Dalhousie et de cinq autres universités canadiennes, avec le soutien du ministère des Pêches et des Océans, et portera sur l'étude des habitats des coraux d'eau profonde, des éponges et des suintements le long du plateau et du talus de l'Atlantique Nord-Ouest. Cette campagne devrait débuter début août. Les chercheurs principaux sont Owen Sherwood (Université Dalhousie), Chris Algar (Université Dalhousie), Evan Edinger (Université Memorial), Casey Hubert (Université de Calgary), Audrey Limoges (Université du Nouveau-Brunswick), Annie Mercier (Université Memorial), Katleen Robert (Université Memorial), Paul Snelgrove (Université Memorial) et Brett Walker (Université d’Ottawa).
La phase de développement initial et de démonstration (IDD) du projet MORI bénéficie du soutien de
Chantier naval Irving Inc. a obtenu un financement de 2 millions de dollars dans le cadre de l’engagement de l’entreprise en faveur des retombées industrielles et techniques, conformément à la Stratégie nationale de construction navale. MEOPAR s’est engagé à verser une contribution d’un million de dollars pour soutenir la recherche liée aux croisières. Le projet bénéficie également du soutien de
COVE Ocean – Centre pour les initiatives et l'entrepreneuriat dans le domaine océanique, où se déroule la transformation « Atlantic Condor », ainsi que du Conseil national de la recherche, de Ressources naturelles Canada, du ministère des Pêches et des Océans, de Recherche et développement pour la défense Canada et d'Hawboldt Industries.
Contact :
Evelyn Hornbeck,
Responsable de la communication, MEOPAR
902-403-6804