Dr Céline Guéguen
Comment les rivières peuvent nous aider à comprendre le carbone océanique
par Jamie ContosÀ l'occasion del'expédition historique menée par un navire de la marine canadienne dans les eaux antarctiques, un projet de recherche collaboratif à l'échelle nationale a permis d'approfondir les connaissances scientifiques du Canada sur les eaux polaires et le climat.
Le carbone océanique – d’un pôle à l’autre
Professeure de chimie à l'Université de Sherbrooke, la Dre Céline Gueguen met à profit son expertise et une approche unique alliant chimie, physique et biologie pour comprendre comment le carbone évolue et se comporte dans l'océan, en analysant sa composition.
« Ce qui est intéressant dans tout cela, c’est qu’il est possible que du carbone soit rejeté, par exemple, par une rivière, et que l’on puisse encore détecter ce carbone au milieu de l’océan », a expliqué le Dr Gueguen.
L'expédition canadienne de recherche en Antarctique – qui a réuni des scientifiques issus d'universités de tout le Canada : l'Université de Calgary, l'Université Dalhousie, l'Université du Québec, l'Université de Sherbrooke, l'Université du Nouveau-Brunswick et l'Université de Victoria, et qui ramènera même des échantillons dans un laboratoire de l'Université d'Ottawa – ainsi que des scientifiques de trois ministères : Environnement et Changement climatique Canada (ECCC), Ressources naturelles Canada (RNCan) et Pêches et Océans Canada (MPO) – a offert au Dr Gueguen une occasion unique de comparer les échantillons de carbone de l’Arctique à ceux de l’Antarctique.
Ces observations sont importantes car elles permettent de mieux comprendre comment la teneur en carbone de l'océan varie d'un pôle à l'autre et contribueront à la compréhension du changement climatique et des évolutions environnementales au sein des écosystèmes marins, au-delà des eaux polaires.
« Récemment, nous avons pu analyser plus de dix ans de données et nous avons démontré que la composition de ce carbone avait évolué au fil du temps. Le carbone présent dans l’océan Arctique est différent, ce qui témoigne de changements environnementaux. »
– Dr Céline GuéguenPlacer l'humanité au cœur des sciences de la mer
Aussi vaste que fût l’effort collaboratif mené dans le cadre de l’expédition Margaret Brooke, ce n’est pas le voyage en lui-même qui a déterminé l’ampleur de son impact. « Je suis toujours en contact avec les autres scientifiques au Canada, et je pense que nous le resterons pendant encore une vingtaine d’années. Même si nous ne nous connaissions pas beaucoup au départ, nous sommes revenus comme une famille », a déclaré la Dre Gueguen. « C’est donc très précieux à mes yeux, car la science est une chose, mais si l’on peut y associer l’aspect humain, c’est encore mieux. » Grâce à son poste de professeure, le Dr Gueguen a également hâte d’examiner les résultats de la recherche avec ses étudiants et de mettre à profit les connaissances acquises lors de l’expédition en Antarctique pour contribuer à former et à éduquer la prochaine génération d’océanographes canadiens. Pour en savoir plus sur la délégation universitaire canadienne, ainsi que sur les importantes recherches issues de l’expédition en Antarctique, suivez MEOPAR : Marine Environmental Observation, Prediction and Response Network sur LinkedIn.Dre Céline Gueguen : Comment les rivières peuvent nous aider à comprendre le carbone bleu
Dansle cadre de l’expédition sans précédent menée par un navire de la Marine canadienne dans les eaux antarctiques, un projet de recherche collaboratif à l’échelle nationale a permis d’approfondir les connaissances scientifiques du Canada sur les eaux polaires et le climat.
Carbon bleu – d’un pôle à l’autre
Professeure de chimie à l’Université de Sherbrooke, la Dre Céline Gueguen met à profit son expertise et une approche unique alliant la chimie, la physique et la biologie pour comprendre comment le carbone évolue et se comporte dans l’océan, en analysant sa composition.
« Ce qui est intéressant, c’est qu’il arrive que du carbone soit rejeté, par exemple par une rivière, et qu’on puisse encore le détecter au milieu de l’océan », explique la Dre Gueguen.
Cette expédition canadienne de recherche en Antarctique, qui a réuni des scientifiques de plusieurs universités canadiennes (Université de Calgary, Université Dalhousie, Université du Québec, Université de Sherbrooke, Université du Nouveau-Brunswick, Université de Victoria) – et qui ramènera même des échantillons à un laboratoire de l’Université d’Ottawa, ainsi que des scientifiques de trois ministères (Environnement et Changement climatique Canada (ECCC), Ressources naturelles Canada (RNCan) et Pêches et Océans Canada (MPO)) – a offert à la Dre Gueguen une occasion unique de comparer les échantillons de carbone de l’Arctique avec ceux de l’Antarctique.
Ces observations sont importantes car elles permettent de mieux comprendre comment la quantité de carbone présente dans l’océan varie d’un pôle à l’autre et contribueront à la compréhension des changements climatiques et environnementaux au sein des écosystèmes marins, au-delà des eaux polaires.
« Récemment, nous avons pu analyser plus de dix ans de données et nous avons démontré que la composition de ce carbone avait évolué au fil du temps. Il s’agit d’un carbone différent de celui que l’on trouve dans l’océan Arctique, ce qui est le signe de changements environnementaux. »
– Dr Céline GuéguenMettre l’humanité au service des sciences marines
Aussi vaste que fût l’effort collaboratif de l’expédition Margaret Brooke, le voyage lui-même n’a pas déterminé l’ampleur de son impact.
« Je suis toujours en contact avec les autres scientifiques au Canada, et je pense que nous le resterons pendant environ les 20 prochaines années. Même si nous ne nous connaissions pas beaucoup au début, nous sommes redevenus comme une famille », a déclaré la Dre Gueguen. « C’est très précieux pour moi, car les sciences de la mer sont une chose, mais si l’on peut y ajouter une dimension humaine, c’est encore mieux. »
Grâce à son poste de professeure, la Dre Gueguen se réjouit également de pouvoir analyser les résultats de la recherche avec ses étudiant(e)s et de mettre à profit les connaissances acquises lors de l’expédition en Antarctique pour contribuer à former et à éduquer la prochaine génération de scientifiques marins canadiens.
Pour en savoir plus sur la délégation universitaire canadienne et les travaux de recherche majeurs issus de l'expédition en Antarctique, suivez MEOPAR : Marine Environmental Observation, Prediction and Response Network sur LinkedIn.


