À travers des expéditions polaires, des projets postdoctoraux et des stages étudiants, MEOPAR favorise la collaboration, donne les moyens d'agir à la prochaine génération et brise les cloisonnements dans le domaine des océans.
par Eduardo CamaraFavoriser la collaboration dans la recherche océanographique
Des côtes nord du Canada aux eaux glacées de l’Antarctique, le Réseau d’observation, de prévision et d’intervention en milieu marin (MEOPAR) aide les chercheurs canadiens à jouer un rôle de premier plan dans le domaine des sciences océaniques. En mettant en relation des universités, des organismes gouvernementaux et des partenaires internationaux, le MEOPAR permet tant aux scientifiques confirmés qu’aux jeunes chercheurs de faire la différence.
L’expédition canadienne de recherche en Antarctique à bord du HMCS Margaret Brooke, qui a battu tous les records, en est un exemple éloquent. Coordonnée avec le soutien du MEOPAR, cette mission a réuni des scientifiques de tout le Canada et de plusieurs ministères fédéraux. Le Dr Brent Else, de l’Université de Calgary, qui est également directeur scientifique du MEOPAR, a profité de cette occasion pour comparer les puits de carbone de l’Arctique et de l’Antarctique, en s’appuyant sur ses travaux novateurs concernant la manière dont les mers polaires absorbent le dioxyde de carbone. Aux côtés de lui et d’autres chercheurs, le Dr Thomas James, de Ressources naturelles Canada, a étudié les changements glaciaires et l’évolution du niveau de la mer, en prélevant des échantillons essentiels qui éclaireront les stratégies canadiennes de résilience climatique à long terme.
Donner les moyens à la prochaine génération de chercheurs océanographiques
Si ces expéditions repoussent les limites de la découverte, MEOPAR s'attache tout autant à soutenir la prochaine génération de leaders dans le domaine de l'océanographie. Grâce à ses bourses postdoctorales (PDF), MEOPAR finance des chercheurs en début de carrière qui s'attaquent à des défis liés à la pêche dans l'Arctique, à l'érosion côtière, à l'éducation à l'océanographie et à la dynamique de la glace de mer. Ces bourses contribuent non seulement à faire avancer les priorités nationales, mais elles offrent également aux scientifiques émergents les ressources et l'accompagnement nécessaires à leur épanouissement.
L'engagement de MEOPAR en faveur de la recherche océanographique collaborative ne s'arrête pas aux frontières canadiennes. Grâce au programme de stages CABIOS, MEOPAR permet aux étudiants d'accéder à des opportunités de recherche internationales dans les Caraïbes. Ces expériences pratiques aident les étudiants à développer leurs compétences, à contribuer à des projets collaboratifs et à renforcer les partenariats internationaux qui font progresser les connaissances mondiales sur les océans.
Briser les cloisonnements dans le domaine des océans
Au niveau national, MEOPAR contribue également à faire tomber les cloisonnements au sein du secteur océanographique. Lors de la conférence H2O, MEOPAR a mis en avant son rôle de relais entre les pouvoirs publics, le monde universitaire et le secteur privé afin de relever ensemble les défis liés aux océans. En faisant tomber ces cloisonnements, l'organisation veille à ce que la science océanographique canadienne reste collaborative, inclusive et porteuse d'impact.
Ensemble, ces initiatives illustrent le rôle unique que joue le MEOPAR au sein de l’écosystème de la recherche océanographique au Canada : soutenir des expéditions qui font avancer la discipline, ouvrir des perspectives internationales aux étudiants et tisser des liens entre les institutions et les secteurs. Au-delà des océans et des glaces, le MEOPAR contribue à rendre la communauté des sciences océanographiques canadiennes plus forte, plus connectée et mieux outillée pour relever les défis d’un océan en mutation.

