Une analyse approfondie des courants d'arrachement
Projet « Fathom Fund » études les dimensions sociales de la sécurité sur les plages de l’Île-du-Prince-Édouard.
OnOn estime que 80 % des noyades et des sauvetages au Canada sont liés aux courants d’arrachement, mais le baigneur lambda a-t-il seulement conscience des risques associés à son lieu de baignade préféré ? Intriguée par les dimensions sociales de ce danger courant, Summer Locknick, étudiante en master à l’université de Windsor, a déposé une candidature auprès du Fathom Fund de MEOPAR dans le but de consacrer la saison estivale à mener des recherches sur ce sujet sur deux des plages touristiques les plus populaires de l’Île-du-Prince-Édouard. Elle espérait que ses conclusions contribueraient à l’élaboration de stratégies de sécurité, permettant ainsi de réduire le nombre de noyades à long terme. Trente-six contributeurs de Kickstarter partageaient cet espoir : ils ont fait don de plus de 6 000 dollars pour financer son projet, ce qui a permis de débloquer des fonds supplémentaires de la part du MEOPAR.
« J’ai pensé que le Fathom Fund correspondrait bien à mon projet de recherche, car… » ça « Ce projet ne s’inscrivait pas dans le cadre des projets traditionnels de sciences naturelles et d’ingénierie qui bénéficient généralement d’un financement », explique Locknick. « C’était une occasion unique d’impliquer la communauté, car ce sont ses membres qui, en fin de compte, tirent profit de ces recherches. » En partenariat avec Parcs Canada, elle a mené plus de 500 entretiens auprès de personnes présentes sur les plages de Cavendish et de Brackley, sur la côte nord de l’Île-du-Prince-Édouard, afin de recueillir des informations sur le comportement et le profil des baigneurs, ainsi que sur leurs connaissances du littoral. Mme Locknick a également mené une étude photographique visant à suivre l’état des lieux, la morphologie des plages, le nombre de personnes dans l’eau et les endroits où elles choisissaient de s’installer. Sur la base de ses premières conclusions, elle a pu formuler des recommandations à Parcs Canada concernant des stratégies de sécurité.
