Déclaration des coprésidents du groupe de travail national sur les navires de recherche concernant le retrait du NGCC Hudson et l'état de l'accès aux navires de recherche pour les chercheurs océanographiques canadiens

Le retrait du NGCC Hudson, principal navire de recherche hauturier du Canada sur la côte atlantique, constitue une occasion exceptionnelle à la fois de rendre hommage au travail accompli par cet illustre navire au service du Canada et des sciences océaniques, et de permettre à la communauté scientifique canadienne de se rassembler pour tracer la voie de l’avenir. Le Hudson, mis en service en 1962, a servi trois générations d’océanographes canadiens et a contribué à faire connaître les sciences océaniques canadiennes à l’échelle mondiale. Ce navire a sillonné les mers : il a fait le tour des Amériques, emprunté le passage du Nord-Ouest, navigué jusqu’à l’équateur, au nord de la Norvège et en Espagne ; il a contribué à de nombreuses découvertes scientifiques révolutionnaires d’importance mondiale et a rendu d’autres services majeurs au Canada, notamment dans le domaine de la recherche et du sauvetage. Il a notamment participé à la récupération des victimes de la catastrophe de l’Ocean Ranger sur les Grands Bancs en 1982. Sa longue carrière lui a valu de nombreux remerciements de la part des chercheurs canadiens à l’annonce de son retrait. L’occasion se présente désormais d’engager un débat national sur l’avenir. Le groupe de travail sur les navires de recherche nationaux (NRVTT) a été créée car l’accès à des navires de recherche est essentiel pour permettre aux scientifiques canadiens, toutes disciplines et institutions confondues, d’explorer, de surveiller, d’observer et de comprendre l’environnement marin et les vastes espaces océaniques de notre pays. Les travaux des chercheurs océanographiques canadiens sont essentiels pour comprendre le rôle des océans dans les changements climatiques et la biodiversité, ainsi que pour explorer et protéger les immenses espaces offshore du Canada. Ces travaux n’ont jamais été aussi importants. L’accès limité au temps de navigation des navires de recherche constitue un obstacle majeur à la recherche océanographique canadienne, d’un océan à l’autre, tant pour les chercheurs du gouvernement et des universités que pour d’autres acteurs. La communauté scientifique doit désormais s’unir, toutes disciplines et tous secteurs confondus, pour faire face à cette crise, illustrée par le retrait du Hudson, et trouver des solutions garantissant un accès sûr au temps de navigation pour les recherches essentielles. Signé, Les coprésidents de l’Équipe de travail nationale sur les navires de recherche,
Melissa Anderson, maître de conférences, Université de Toronto
Doug Bancroft, président-directeur général, Canadian Scientific Submersible Facility
Doug Wallace, directeur scientifique du MEOPAR et professeur à l'université Dalhousie

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