Projet terminé
Chercheur postdoctoral
Marianne Falardeau-Côté, Université LavalChercheur principal
Mélanie Lemire, Université LavalAppeler
Bourses postdoctorales, 3e promotion
Les écosystèmes marins de l’Arctique subissent actuellement des transformations majeures induites par le changement climatique. Les réseaux trophiques marins évoluent, ce qui entraîne des répercussions en cascade sur les pêcheries et les communautés côtières. L’omble chevalier (Salvelinus alpinus) est l’une des espèces de poissons les plus pêchées dans l’Arctique canadien ; il fait l’objet de pêcheries commerciales, de subsistance et sportives. Cette espèce anadrome circumpolaire migre vers les océans, plus productifs, en été, pour se nourrir de proies marines abondantes, ce qui lui permet un apport énergétique élevé. Les liens étroits entre les réseaux trophiques marins, l'omble chevalier et la pêche jouent un rôle essentiel dans le maintien de la culture et du bien-être des communautés côtières du nord du Canada, notamment en tant que source d'aliments sains. Dans cette région où l’insécurité alimentaire est jusqu’à cinq fois supérieure à la moyenne nationale canadienne, il est urgent de comprendre comment le changement climatique pourrait affecter la capacité des populations à accéder aux ressources alimentaires marines et d’éclairer une gestion durable. Dans le cadre de cette recherche, la Dre Falardeau-Côté évalue comment les changements océaniques ont un impact sur les réseaux trophiques marins, les pêcheries d’omble chevalier et les dimensions clés du bien-être liées à la pêche, en particulier la sécurité alimentaire et la santé au Nunavut et au Nunavik.

