Projet terminé

Chercheur postdoctoral

David Yurkowski, Université du Manitoba

Chercheur principal

Steve Ferguson, Université du Manitoba

Appeler

Bourses postdoctorales, 1re promotion

La quantification de la structure et de la fonction des communautés écologiques constitue un objectif fondamental de l’écologie des écosystèmes. La répartition de la biomasse et la dynamique des flux d’énergie sont généralement décrites à l’aide de pyramides trophiques afin d’élucider la structure hiérarchique des communautés animales. Les pyramides trophiques sont généralement caractérisées par la théorie des spectres de taille, grâce à des estimations de l’efficacité de transfert (TE) entre proies et prédateurs, ainsi que des rapports de masse prédateur-proie (PPMR) au niveau de la communauté. Les pyramides trophiques peuvent présenter diverses configurations, allant de la forme classique « lourde à la base » à une forme inversée « lourde au sommet », qui sont influencées par plusieurs facteurs endogènes (c’est-à-dire internes à la communauté écologique locale) et exogènes (c’est-à-dire provenant de sources advectives extérieures à la communauté écologique locale). Bien que cette approche soit couramment appliquée dans les régions terrestres, d’eau douce, ainsi que marines, tant tropicales que tempérées, aucune étude n’a encore examiné la dynamique trophique d’un écosystème marin arctique dans le contexte d’une pyramide trophique. Je combinerai l’analyse des isotopes stables (δ¹³C, δ¹⁵N et δ³⁴S) avec des estimations d’abondance et de biomasse afin d’élucider la structure trophique de l’écosystème marin de l’île de Southampton. Plusieurs groupes cibles sont visés, notamment : (1) la conservation et la gestion fondées sur les écosystèmes, afin d’élaborer des évaluations des effets cumulatifs dans un Arctique en mutation, à l’intention des partenaires universitaires et gouvernementaux ; et (2) les organisations de chasseurs et de trappeurs d’Arviq (Naujaat) et d’Aiviit (Coral Harbor), ainsi que les communautés associées qui dépendent des ressources marines pour la chasse de subsistance, le tourisme, la pêche locale et le transport maritime. Cette recherche donnera lieu à au moins deux ou trois publications à fort impact, évaluées par des pairs, sur la structure trophique et la dynamique de cet écosystème marin. De plus, les résultats fourniront des informations de référence essentielles aux gouvernements locaux, territoriaux et fédéraux, ainsi qu’à l’industrie, pour prédire la vulnérabilité de ces services écosystémiques (c’est-à-dire l’utilisation de l’environnement par l’homme) face aux pressions climatiques et anthropiques.