Quatre-vingt-quinze pour cent des océans de la planète restent inexplorés et les possibilités de découverte sont infinies. Nos océans nous offrent des connaissances inestimables sur les écosystèmes complexes, la biodiversité, l'environnement et bien d'autres choses encore. Chaque année, des scientifiques se consacrent à exploiter ce potentiel illimité afin de mieux comprendre notre monde naturel en étudiant les complexités de l'océan.
La recherche océanographique ne se limite pas à un seul domaine d’étude. Des minéraux aux mammifères en passant par les microplastiques, des experts issus de divers domaines et disciplines mènent d’innombrables projets uniques visant à approfondir la compréhension mondiale de ce qui se passe sous les vagues. Mais sans la capacité de communiquer leurs résultats, ces projets passent souvent inaperçus. C’est pourquoi le Réseau d’observation, de prévision et d’intervention en matière d’environnement marin (MEOPAR) s’engage à aider les scientifiques à surmonter les obstacles à la communication scientifique grâce au Fonds de mobilisation des connaissances.
Le Fonds de mobilisation des connaissances (KMF) soutient les chercheurs, les établissements d’enseignement supérieur, les organismes à but non lucratif et d’autres acteurs de la communauté océanographique canadienne, en les encourageant à ne pas se limiter au secteur universitaire lorsqu’ils diffusent leurs résultats importants. Avec l’aide du MEOPAR, les candidats retenus auront la possibilité d’explorer des approches innovantes pour toucher un public plus large.
Les lauréats du KMF seront en mesure d’inspirer le changement et de susciter des discussions constructives sur la recherche en faisant appel à leur créativité, à leur imagination et à une communication ciblée.
Si votre projet pourrait bénéficier du soutien du Fonds de mobilisation des connaissances, restez à l'écoute : un nouvel appel à candidatures sera lancé à l'automne 2025.
Le Fonds de mobilisation des connaissances 2025 a sélectionné 12 projets à travers le Canada comme lauréats de cette année. Rejoignez MEOPAR pour saluer chacune de ces initiatives uniques :
Lauréat n° 1 – Les glaciers en mutation : quand l'art et la science se rejoignent
Dirigé par Deborah Benkort, de l'Université du Québec àl'Institut des sciences marines de Rimouski, ce projet porte sur l'une des conséquences les plus visibles du changement climatique dans les régions polaires : le recul rapide des glaciers vers la mer et ses répercussions sur les écosystèmes marins.
Ce projet consistera en une exposition d'images satellites haute résolution, suivie d'un atelier proposant une exploration sous différents angles des changements en cours au niveau des glaciers et de leurs écosystèmes.
Lauréat n° 2 – Signes de vie, signes de changement : recherche environnementale dans le détroit de Baynes
Dirigé par Marnie Branfireun, de l'Université de l'île de Vancouver, ce projet intègre plusieurs stratégies de communication distinctes.
Grâce à une signalétique installée le long du littoral, à une exposition interactive intitulée « Home Base », à l'élaboration de supports pédagogiques et à bien d'autres initiatives, ce projet visera à sensibiliser le public à dix thèmes de recherche clés ainsi qu'aux travaux de recherche en cours dans la région de Baynes Sound, située entre l'île Denman et l'île de Vancouver, dans le détroit de Géorgie.
Bénéficiaire n° 3 – Tininnimiutait : Évaluation du potentiel des ressources marines locales directement accessibles depuis le rivage pour contribuer à la sécurité alimentaire et à la souveraineté alimentaire au Nunavik
Dirigé par Christopher Fletcher, de l'Université de Waterloo, ce projet aboutira à la co-production d'un ouvrage réalisé en collaboration avec des membres de la communauté du Nunavik et des organisations locales.
Cet ouvrage servira d'outil de mobilisation des connaissances et poursuivra quatre objectifs principaux :
- afin de préserver les savoirs inuits détenus par les aînés concernant les espèces marines
- diffuser les résultats des recherches sur l'influence des principales variables environnementales sur ces espèces
- présenter des méthodes de surveillance simples que les communautés peuvent mettre en œuvre pour faciliter la prise de décision dans le contexte du changement climatique
- fournir des informations sur la composition nutritionnelle et la sécurité alimentaire de ces espèces, ainsi que sur leur contribution à la santé et au bien-être
Bénéficiaire n° 4 – Renforcer l'action en faveur du climat menée par les citoyens-chercheurs sur la côte est de la Nouvelle-Écosse afin de soutenir la gouvernance des risques à plusieurs niveaux
Dirigé par Floris Goerlandt, de l'université Dalhousie, ce projet vise à mettre au point une plateforme de science citoyenne destinée à faciliter la collecte de données et la valorisation des connaissances dans les zones côtières isolées.
Grâce à la mise en place d'outils en ligne, de supports pédagogiques et d'ateliers ouverts au public, ce projet permettra d'impliquer les membres de la communauté et de les informer sur la collecte et la gestion des données issues de la recherche océanographique.
Lauréat n° 5 – Apoqnmatulti’k en action : mobiliser les communautés grâce au récit
Mené par Sara Iverson, du réseau Ocean Tracking Network de l'université Dalhousie, ce projet porte sur la création de deux livres illustrés pour enfants s'inspirant des savoirs mi'kmaq recueillis lors d'ateliers organisés dans le cadre du projet « Apoqnmatulti'k » – un mot mi'kmaq qui signifie « nous nous entraidons ». Ces livres seront disponibles en anglais et en mi'kmaq.
Lauréat n° 6 – « Beneath the Waves » : une alliance entre cinéastes et océanographes
Dirigé par Jennifer Jackson au sein de la British Columbia Environmental Film Festival Society (BCEFF), ce projet réunira des océanographes et des cinéastes dans le cadre d'un atelier visant à concevoir ensemble des projets de films axés sur l'océan.
Bénéficiaire n° 7 – 2025 : Expédition dirigée par des autochtones – Liaison entre la science communautaire et le leadership des jeunes
Dirigé par Greg Jeddore, en collaboration avec Miawpukek Horizon Maritime Services, ce projet permettra de valoriser les résultats des projets de recherche océanographique menés au sein des communautés des deux Premières Nations mi’kmaq de Terre-Neuve-et-Labrador : la Première Nation Qalipu et la Première Nation Miawpukek.
En mettant l'accent sur la communication des résultats du projet auprès des communautés, ce projet favorisera des échanges constructifs qui permettront à ces dernières de mieux s'appuyer sur la recherche scientifique pour éclairer les décisions locales, mais aussi de contribuer à l'élaboration des politiques nationales et régionales ayant un impact sur la communauté locale.
Destinataire n° 8 – Communications artistiques intégrant les enseignements de Nukumi
Dirigé par un détenteur de savoirs traditionnels mi’kmaq, artiste et professeur, ce projet a pour objectif de promouvoir la protection menée par les Mi’kmaq dans les zones de conservation terrestres et marines.
Un rapport est en cours d'élaboration dans le cadre d'une étude préliminaire portant sur la création éventuelle d'une nouvelle aire nationale de conservation marine. Cependant, ce rapport pourrait ne pas être accessible aux communautés mi'kmaq côtières. Ce projet vise à combler cette lacune et comprend un plan de mobilisation des connaissances destiné à garantir que les informations contenues dans le rapport final soient présentées de manière claire et accessible aux communautés mi'kmaq, et que les savoirs mi'kmaq soient partagés de manière accessible à tous.
Destinataire n° 9 – Shipeku-Uinipeku : notre Saint-Laurent
Sous la direction de Roxane Lavoie, de l'Université Laval, ce projet visera à concevoir et à réaliser, en collaboration avec des représentants et des aînés innus, une exposition itinérante s’appuyant sur les résultats du projet Shipeku-Uinipeku (Sea-Littoral-Berge en innu-aimun) : évaluation des effets cumulatifs socioculturels des activités maritimes le long du Saint-Laurent sur les communautés innues – qui s’inscrit dans le cadre de l’initiative de Transports Canada visant à évaluer les effets cumulatifs du transport maritime.
Cette exposition participative permettra de recueillir les réactions des communautés dans le cadre d'une initiative captivante et adaptée à leur culture ; elle sera ouverte à tous les membres de chacune des sept communautés.
Bénéficiaire n° 10 – Supports pédagogiques pour la région de Quoddy et plan de recherche axé sur les utilisateurs finaux visant à renforcer l'importance de la recherche dans la prise de décision
Dirigé par Kim Reeder, en collaboration avec la Nation Peskotomuhkati à Skutik, ce projet visera à promouvoir et à renforcer le rôle de la science et des savoirs autochtones en tant que moteurs de la gestion des océans.
Ce projet consiste notamment à transformer les supports issus des sommets communautaires en outils pédagogiques captivants, tels qu'un zine ludique destiné aux élèves, et à élaborer, en collaboration avec nos partenaires, un plan visant à garantir que les sciences de la mer soient intégrées de manière significative dans les décisions et les actions concrètes.
Lauréat n° 11 – Forêts virtuelles de varech : des voyages virtuels immersifs qui inspirent une prise de responsabilités inclusive en faveur de la transformation et de la durabilité des zones côtières
Mené par Jasmin Schuster, de l'initiative « The Kelp Rescue Initiative », ce projet utilisera des images filmées avec du matériel financé par National Geographic afin de produire des vidéos à 360° de haute qualité montrant des forêts de varech en bonne santé, des zones dévastées par les oursins et des sites de restauration où des algues ont été activement replantées.
Ces vidéos serviront de base à une campagne de mobilisation des connaissances à plusieurs volets, visant à sensibiliser le grand public et les parties prenantes à l'importance écologique des forêts de kelp et aux raisons pour lesquelles elles ont besoin d'aide.
Bénéficiaire n° 12 – NoiseTracker : Interprétation des bruits océaniques à des fins de sensibilisation du public et de partage des connaissances
Dirigé par Valeria Vergara au sein de la Raincoast Conservation Foundation, ce projet s'appuiera sur un processus en plusieurs étapes visant à sensibiliser le grand public aux complexités du bruit sous-marin, aux méthodes utilisées par les scientifiques pour le mesurer, à ses effets sur la vie marine, ainsi qu'aux moyens de le réduire.
Ce projet permettra également d'élaborer un rapport et des présentations à l'intention des parties prenantes concernées (notamment les chercheurs, les pouvoirs publics et les communautés des Premières Nations) afin de favoriser une gestion du bruit fondée sur des données scientifiques.
Que vous soyez chercheur, une personne autochtone ayant un lien avec l’océan, un défenseur de la santé des océans ou simplement quelqu’un qui s’intéresse à nos océans, le Fonds de mobilisation des connaissances du MEOPAR peut vous être utile.
Si vous avez un projet à venir pour lequel vous souhaiteriez obtenir un soutien, pensez à postuler au programme KMF. MEOPAR souhaite élargir la portée du programme KMF et accueille volontiers des projets variés et créatifs.
Le prochain appel à projets sera lancé à l'automne 2025.
Même si vous n'êtes pas actif dans le domaine de la recherche océanographique, vous pouvez tout de même apporter votre aide en soutenant ces projets, en participant à leurs activités et en faisant connaître toutes les importantes recherches océanographiques menées à travers le Canada.
Auteur : Jamie Contos
Au-delà des frontières universitaires : rendre la recherche océanographique accessible à tous les Canadiens grâce au Fonds de mobilisation des connaissances (KM)
À l’heure actuelle, 95 % des océans restent inexplorés, ce qui offre un immense potentiel de nouvelles découvertes. Nos océans fournissent des informations précieuses sur des écosystèmes complexes, la biodiversité, l’environnement et d’autres aspects essentiels. Chaque année, des scientifiques s’efforcent d’exploiter ce potentiel pour mieux comprendre notre monde naturel en étudiant les mystères qui se cachent sous les vagues.
La recherche océanographique couvre un large éventail de domaines d’étude. Des minéraux aux mammifères, en passant par les microplastiques, des experts issus de diverses disciplines élaborent des projets uniques visant à approfondir notre compréhension des phénomènes marins. Cependant, sans une communication efficace de leurs résultats, ces projets risquent souvent de passer inaperçus. C’est pourquoi le Réseau d’observation, de prédiction et de réponse environnementales marines (MEOPAR) s’engage à aider les scientifiques à surmonter les obstacles à la diffusion de leurs travaux grâce au Fonds KM.
Le Fonds KM soutient les chercheurs, les établissements d’enseignement supérieur, les organismes à but non lucratif et d’autres acteurs de la communauté océanique canadienne en les encourageant à sortir du cadre académique lorsqu’ils diffusent des résultats significatifs. Grâce au soutien du MEOPAR, les candidats sélectionnés auront l’occasion d’explorer des approches innovantes pour toucher un public plus large.
Les bénéficiaires du Fonds KM seront en mesure d’inspirer le changement et de favoriser des échanges fructueux sur la recherche en faisant preuve de créativité, d’imagination et de compétences en communication ciblée.
Si votre projet pourrait bénéficier du soutien du Fonds KM, restez à l’affût d’un nouvel appel à propositions qui sera lancé à l’automne 2025.
Pour l’année 2025, le Fonds KM a sélectionné 12 projets à travers le Canada comme bénéficiaires. Rejoignez le MEOPAR pour célébrer chacune de ces initiatives remarquables :
Lauréat n° 1 – Glaciers en transition : la rencontre entre l'art et la science
Dirigé par Deborah Benkort, de l’Institut des sciences de la mer de Rimouski, ce projet porte sur l’une des conséquences les plus visibles du changement climatique dans les régions polaires : le recul rapide des glaciers dans la mer et ses répercussions sur les écosystèmes marins.
Ce projet comprendra une exposition d'images satellites haute résolution, suivie d'un atelier permettant d'approfondir la réflexion sur les changements en cours au niveau des glaciers et de leurs écosystèmes.
Lauréat n° 2 – Signes de vie, signes de transformation : étude environnementale dans le détroit de Baynes
Sous la direction de Marnie Branfireun, de l’Université de l’Île de Vancouver, ce projet intègre plusieurs stratégies de communication distinctes.
Grâce à des panneaux d’affichage installés en bord de mer, à une exposition interactive, à la création de supports pédagogiques et à d’autres initiatives, ce projet sensibilisera le public à dix thèmes de recherche clés ainsi qu’aux travaux de recherche en cours dans la région de Baynes Sound, située entre l’île Denman et l’île de Vancouver, dans le détroit de Georgie.
Lauréat n° 3 – Tininnimiutait : Évaluation du potentiel des ressources marines locales accessibles depuis le rivage pour renforcer la sécurité alimentaire et la souveraineté alimentaire au Nunavik
Dirigé par Christopher Fletcher, de l’Université de Waterloo, ce projet débouchera sur la co-production d’un ouvrage réalisé en collaboration avec des membres de la communauté du Nunavik et des organisations locales.
Cet ouvrage servira d’outil de mobilisation des connaissances et poursuivra quatre objectifs principaux :
- Préserver les savoirs inuits détenus par les aînés concernant les espèces marines.
- Diffuser les résultats des recherches sur l’influence des principales variables environnementales sur ces espèces.
- Présenter des méthodes de suivi simples que les communautés peuvent mettre en œuvre pour faciliter la prise de décision face au changement climatique.
- Fournir des informations sur la composition nutritionnelle et la sécurité alimentaire de ces espèces, ainsi que sur leur contribution à la santé et au bien-être.
Lauréat n° 4 – Renforcer l'action climatique des citoyens scientifiques sur la côte est de la Nouvelle-Écosse afin de soutenir la gouvernance des risques à plusieurs niveaux
Sous la direction de Floris Goerlandt, de l’université Dalhousie, ce projet permettra de mettre au point une plateforme de science citoyenne destinée à faciliter la collecte de données et la valorisation des connaissances dans les zones côtières isolées.
Grâce à la création d’outils en ligne, de supports pédagogiques et d’ateliers ouverts au public, ce projet permettra d’impliquer et d’informer les membres de la communauté sur la collecte et la gestion des données issues de la recherche océanographique.
Lauréat n° 5 – Apoqnmatulti’k en action : mobiliser les communautés par le récit
Sous la direction de Sara Iverson et en collaboration avec le Réseau de suivi des océans de l’université Dalhousie, ce projet porte sur la création de deux livres illustrés pour enfants, inspirés des savoirs mi’kmaw acquis lors d’ateliers organisés dans le cadre du projet Apoqnmatulti’k, un terme mi’kmaw qui signifie « nous nous entraidons ». Les livres seront disponibles en anglais et en mi’kmaw.
Lauréat n° 6 – Sous les vagues : rapprocher les cinéastes et les scientifiques marins
Dirigé par Jennifer Jackson dans le cadre du Festival du film environnemental de Colombie-Britannique (BCEFF), ce projet réunira des scientifiques marins et des cinéastes lors d’un atelier destiné à élaborer ensemble des idées de films consacrés à l’océan.
Lauréat n° 7 – Expédition communautaire et programme de formation au leadership des jeunes 2025 dirigé par des Autochtones
Sous la direction de Greg Jeddore, en collaboration avec Miawpukek Horizon Maritime Services, ce projet mettra en valeur les résultats des projets de recherche océanographique menés au sein des communautés des deux Premières Nations mi’kmaw de Terre-Neuve-et-Labrador : la Première Nation Qalipu et la Première Nation Miawpukek.
En mettant l’accent sur la communication des résultats du projet auprès des communautés, ce projet favorisera des discussions constructives qui permettront à celles-ci d’utiliser la recherche scientifique pour éclairer les décisions locales et d’influencer les politiques nationales et régionales qui les concernent.
Lauréat n° 8 – Communications artistiques intégrées aux cours dispensés par Nukumi
Dirigé par un détenteur de savoirs traditionnels mi’kmaw, artiste et enseignant, ce projet vise à promouvoir la protection des zones de conservation terrestres et marines sous la responsabilité des Mi’kmaw.
Un rapport est en cours d’élaboration dans le cadre d’une étude préliminaire en vue de la création éventuelle d’un nouveau parc national de conservation marine. Cependant, ce rapport pourrait ne pas être accessible aux communautés côtières mi’kmaw. Ce projet vise à combler cette lacune en élaborant un plan de mobilisation des connaissances afin de garantir que les informations contenues dans le rapport final soient présentées de manière claire et accessible aux communautés mi’kmaw, tout en partageant les connaissances mi’kmaw d’une manière compréhensible pour les autres.
Lauréat n° 9 – Shipeku-Uinipeku : notre Saint-Laurent
Dirigé par Roxane Lavoie de l’Université Laval, ce projet concevra et produira, en collaboration avec des représentants et des aînés innus, une exposition itinérante s’appuyant sur les résultats du projet Shipeku-Uinipeku (Mer-Littoral-Berge en innu-aimun) : évaluation des effets cumulés socioculturels des activités maritimes le long du Saint-Laurent sur les communautés innues, dans le cadre de l’initiative de Transports Canada visant à évaluer les effets cumulés du transport maritime.
Cette exposition participative permettra de faire part des retours d’expérience aux communautés dans le cadre d’une initiative engageante et adaptée à leur culture, ouverte à tous les membres de chacune des sept communautés.
Lauréat n° 10 – Matériel pédagogique de la région de Quoddy et plan de recherche destiné aux utilisateurs finaux visant à renforcer la pertinence de la recherche dans la prise de décision
Dirigé par Kim Reeder, en collaboration avec la Nation Peskotomuhkati de Skutik, ce projet mettra en avant le rôle de la science et des savoirs autochtones en tant que moteurs de la gestion des océans.
Ce projet consiste à transformer les ressources issues de rencontres communautaires en outils pédagogiques captivants, tels qu’un zine ludique destiné aux étudiants, ainsi qu’à élaborer, en collaboration avec des partenaires, un plan visant à garantir que la science océanographique soit intégrée de manière significative dans les décisions et les actions concrètes.
Lauréat n° 11 – Forêts de varech virtuelles : expériences immersives favorisant une gestion responsable et inclusive pour la transformation et la durabilité des zones côtières
Dirigé par Jasmin Schuster en collaboration avec l’Initiative de Sauvetage des Kelp, ce projet utilisera des séquences filmées à l’aide d’un équipement financé par National Geographic pour produire des vidéos à 360 degrés de haute qualité montrant des forêts de kelp en bonne santé, des zones de « barrens » d’oursins et des sites de restauration où le kelp a fait l’objet d’une replantation active.
Ces vidéos serviront de base à une campagne diversifiée de mobilisation des connaissances, visant à sensibiliser le public et les parties prenantes à l’importance écologique des forêts de kelp et à la nécessité de les protéger.
Lauréat n° 12 – NoiseTracker : explorer les bruits océaniques pour favoriser l’engagement du public et le partage des connaissances
Dirigé par Valeria Vergara au sein de la Raincoast Conservation Foundation, ce projet suivra un processus en plusieurs étapes visant à sensibiliser le grand public aux complexités du bruit sous-marin, aux méthodes de mesure utilisées par les scientifiques, aux effets de ce bruit sur la vie marine, ainsi qu’aux moyens de réduire le bruit sous-marin.
Ce projet permettra également d'élaborer un rapport et des présentations destinés aux parties prenantes concernées (notamment les chercheurs, les pouvoirs publics et les communautés des Premières Nations) afin de favoriser une gestion du bruit fondée sur des données scientifiques.
Que vous soyez chercheur, personne autochtone ayant un lien avec l’océan, défenseur de la santé des océans ou simplement curieux de découvrir nos mers, le Fonds KM du MEOPAR peut vous être utile. Si vous avez un projet à venir que vous aimeriez voir soutenu, pensez à postuler au Fonds KM.
Le prochain appel à propositions sera lancé à l’automne 2025. Le MEOPAR souhaite élargir la portée du Fonds KM et est ouvert à des projets variés et créatifs.
Même si vous n’êtes pas actif dans le domaine de la recherche océanographique, vous pouvez tout de même apporter votre contribution en soutenant ces projets, en participant à leurs activités et en diffusant des informations sur toutes les recherches océanographiques importantes menées à travers le Canada.


