Tracer la voie vers le progrès des sciences océaniques : réflexions du MEOPAR sur le succès du congrès CMOS et de la réunion nationale ORCA

Photo du port de St. John’s, à Terre-Neuve, prise par Alexa Goodman
MEOPAR était en pleine activité à Congrès national de l'ORCA faire progresser les actions concernant le Décennie des Nations Unies pour les sciences de la mer organisé à St. John’s, Terre-Neuve-et-Labrador, les 1er et 2 juin, en marge de 57e congrès de la CMOS. Lors de la conférence ORCA, MEOPAR a organisé quatre sessions et présenté quatre posters, tout en apportant son soutien à Jonathan Kellogg, de la Fondation Tula, pour l'animation de deux ateliers sur le Prévisions océaniques. MEOPARégalement a apporté son soutien à la Journée de l'éducation organisée par le CMOS et à la table ronde de l'EDIA.  

Voici un aperçu de la manière dont MEOPAR a fait progresser la collaboration et la recherche en sciences océaniques dans le cadre de la Décennie des sciences océaniques des Nations unies au cours de ces deux jours.

Photos : Alexa Goodman

Les sciences de la Terre, de l'océan et de l'espace par et pour tous : table ronde sur l'équité, la diversité, l'inclusion et l'accessibilité (EDIA)

Dans le cadre du congrès CMOS, des scientifiques et professionnels de renom, à savoir Gerald Singh, Fanny Noisette, Stephanie Arnold, Hind Al-Abadleh, Karine Morin et Alexa Goodman, ont abordé les thèmes de l'équité, de la diversité, de l'inclusion et de l'accessibilité (EDIA) ainsi que 150 participants (photo de droite).

Dans la continuité de Rapport EDIA du CMOS, ils ont mis en évidence de nombreux enjeux touchant à la science, aux carrières et aux accélérateurs, qui peuvent nous aider à surmonter obstacles en faveur de l'inclusion. Au cours de cette session, les professionnels ont été encouragés à faire la part belle aux voix marginalisées, à les mettre en avant et à les valoriser. Ils ont également été invités à développer des projets qui placent les personnes et les communautés au premier plan. Le mentorat et l'engagement communautaire ont été recommandés aux groupes sous-représentés à la recherche d'opportunités. Les intervenants ont conseillé aux alliés et aux groupes dominants de faire de la place aux autres et de poursuivre leur parcours d’« (dé)apprentissage » grâce à des formations sur l’EDIA. Pour que les actions en matière d’EDIA aient un caractère transformateur, les participants ont été invités à demander des comptes aux dirigeants, à repenser la manière dont nous définissons la diversité dans l’excellence de la recherche et à s’orienter vers des approches mixtes pour mesurer la réussite.

Symbiose entre l'art et la science : ouvrez de nouveaux horizons en intégrant l'art à votre démarche scientifique  

Le symbiose entre l'art et la science programme L'affiche a suscité un vif intérêt et a donné lieu à des échanges avec de nombreux participants ; plusieurs d'entre eux ont scanné le code QR pour essayer le cahier d'exercices chez eux. Les participants à l'atelier ont réfléchi à ce que cela pourrait signifier concrètement. Les œuvres présentées lors des éditions précédentes ont donné lieu à un débat animé sur la manière dont les méthodes artistiques peuvent être intégrées à la science, et sur la façon dont cela peut contribuer à mettre davantage en valeur leur travail. Il ne fait aucun doute qu'un futur atelier comme celui-ci serait un succès. 

Atelier sur le renforcement de la résilience climatique des zones côtières à l'initiative des communautés 

Une quarantaine de personnes ont assisté à la session organisée par MEOPAR dans le cadre de la réunion ORCA consacrée à la résilience des communautés côtières, au cours de laquelle nous avons discuté de la manière dont les communautés côtières canadiennes font face au changement climatique et s’y préparent.

Kathleen Parewick, de l’association des communes de Terre-Neuve, a mis l’accent sur la capacité d’adaptation au changement climatique. Evan Andrews, de l’Université Memorial de Terre-Neuve, Marc-Olivier Massé, du CERMIM, Sepehr Khosravi, de CLIMAtlantic, et Amanda Lim, de la Fondation Shorefast, ont participé à la table ronde qui a suivi son intervention (photo de droite).

Au fil de la table ronde, Meghan Callon, responsable de la communication et du design au COLC, a réalisé un graphique (ci-dessous).

  La table ronde a souligné l'importance d'impliquer les parties prenantes appropriées et de les associer aux processus décisionnels. Pour résoudre des problèmes complexes, les jeunes professionnels doivent pouvoir accéder à des ressources universitaires. Au cours de l'atelier, les participants ont identifié les atouts et les points forts existants de la science communautaire en matière de résilience face au changement climatique. Les opportunités futures, les défis et les lacunes en matière de recherche ont également été abordés.

Afin de mobiliser les connaissances, l’accent a été mis sur un dialogue constructif et des relations solides pour aider les communautés à résoudre leurs problèmes. L’accent a également été mis sur la justice réparatrice, qui met l’accent sur la réconciliation, la guérison et le développement communautaire. Outre les préoccupations environnementales, l’érosion côtière affecte les infrastructures de transport et l’accès aux services essentiels. La sécurité et la souveraineté alimentaires constituent des préoccupations majeures pour les communautés insulaires. La collaboration communautaire incite souvent les communautés à trouver des solutions à long terme après une catastrophe. Les événements extrêmes devenant plus fréquents et plus intenses, des solutions adaptatives ont été recommandées plutôt que des solutions définitives. Il est plus facile d’apprendre et de s’adapter lorsque les défis sont reconnus comme persistants et cycliques. La résilience face au changement climatique repose sur une collaboration constructive. Grâce à une compréhension commune, au renforcement des capacités et à la justice réparatrice, les communautés côtières peuvent élaborer des solutions adaptatives adaptées à leurs contextes et à leurs besoins spécifiques.

Découvrez ce qui est ressorti de l'atelier communautaire sur la résilience climatique des zones côtières

Recherche de navires pour des projets scientifiques  

Au cours de la deuxième journée de la réunion ORCA, le MEOPAR a organisé une table ronde consacrée aux besoins en matière de capacité des navires de recherche au Canada (comme le montre l'affiche). Cette discussion, à laquelle ont participé 50 acteurs du milieu de la recherche océanographique, a porté sur les perspectives d’avenir et les exigences en matière d’accès aux navires. Elle était animée par le Dr Doug Wallace, directeur scientifique du MEOPAR (photo ci-dessous). Les intervenants, issus de divers secteurs et régions du Canada, ont fait part de leur point de vue sur les navires nécessaires à la recherche scientifique :  
  • Alexandre Forest, directeur général d'Amundsen Science  
  • Heather Reader, maître de conférences et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en chimie de l'océan et de l'atmosphère, département de chimie de l'Université Memorial de Terre-Neuve  
  • Guillaume St. Onge, directeur de l’Institut des sciences de la mer de Rimouski (ISMER) de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR), préside le conseil d’administration de Reformar  
  • Marc Olivier Masse, directeur adjoint du Centre de recherche sur les milieux insulaires maritimes (CERMIM)  
  • Benoît Pirenne, directeur de l'engagement des utilisateurs, Ocean Networks Canada 
Les défis liés à l'accès aux navires ont été abordés, notamment les problèmes liés aux demandes d'autorisation, au financement et au vieillissement des navires. Des solutions possibles ont été proposées, telles que le recours aux subventions publiques, la mise en place de partenariats entre le monde universitaire et les organismes publics, ainsi que l'offre de formations aux chercheurs. L'importance des collaborations internationales et de la coordination avec d'autres groupes concernés a également été soulignée. La session s'est conclue en encourageant les participants à rejoindre le Groupe de travail sur les navires de recherche nationaux (NRVTT) et contribuer à trouver des solutions pour répondre aux besoins des navires de recherche.

Découvrez ce qui a été dit lors de la session consacrée à la capacité des navires de recherche scientifique

Intégration des activités canadiennes de modélisation prédictive : table ronde avec MEOPAR, CONCEPTS et CoastPredict   

Cette session était consacrée aux collaborations entre les groupes canadiens de modélisation numérique des océans. Dans le cadre de cette session, Paul Myers (président du CNC-SCOR et du pôle de prévision MEOPAR) et Doug Wallace (chercheur principal et directeur scientifique de MEOPAR) ont présenté l’initiative « Coast Predict », soutenue par la Décennie des Nations unies. Les liens internationaux avec les activités de prévision soutenues par la Décennie des Nations unies ont également été abordés. La présentation s’est ensuite orientée vers une autre activité soutenue par la Décennie des Nations unies, « Future Coastal Ocean Climates » (FLAME). Dans le cadre de FLAME, une présentation sur l’ECOP a été donnée par Anna Katavouta, du Centre océanographique national de Liverpool, au Royaume-Uni. Enfin, la session a passé en revue la collaboration entre CONCEPTS et le pôle de prédiction de MEOPAR dans le domaine de la modélisation NEMO. Cela a donné lieu à une discussion ouverte sur la manière de faire avancer ces efforts. La session s’est conclue par un consensus de l’auditoire sur l’importance de ces sujets et sur la nécessité de poursuivre les discussions dans ces domaines. 

Créer des vagues de collaboration

La réunion nationale de l’ORCA a été un succès pour MEOPAR et a démontré l’importance de la collaboration et du dialogue pour l’avenir des sciences océaniques. Ce fut un plaisir d’échanger avec notre réseau et de participer aux débats nationaux visant à faire progresser les objectifs de la Décennie des océans. Nous espérons que nos efforts ont contribué à sensibiliser le public et à susciter des actions visant à protéger les océans et le rôle essentiel qu’ils jouent dans l’atténuation du changement climatique et la sécurité alimentaire. Grâce à une action collective et à une recherche coordonnée, nous pouvons garantir un avenir plus sain et plus durable pour les océans.  Des questions ? Envoyez-nous un e-mail alexa.goodman@meopar.ca 

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